Place for archiving, researching and transmitting born in 1994 that explores Land Art both in historical, critical and prospective perspective. It is aimed at “an audience as wide as possible” (Gerry Schum)
Founded by Marc de Verneuil (architect, critic)

Lieu d'archivage, de recherche et de transmission né en 1994 qui explore le Land Art dans une perspective aussi bien historique, critique que prospective. Il s’adresse à «un public le plus large possible» (Gerry Schum)
Fondé par Marc de Verneuil (architecte, critique
)

in memoriam Yann Le Guennec (1968-2014)






mardi 11 septembre 2012

Perray-Heizer(s), Art+Archeology (2003-1880)

Révéler l'inscription de la tombe de Marek Kalinowski (photogramme)
Cimetière orthodoxe de Lublin, Pologne. Mai 2003. 22mn36.
Collection Frac Franche-Comté.
  

Please scroll down for English...


Art + Archéologie (2003-1880)
Régis Perray - Ott, Robert et Michael Heizer

Régis Perray poursuit sa route. A l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, il enfourche l'un de ses chevaux de bataille, à savoir l'interrogation du rapport entre art contemporain et archéologie. L'artiste est exposé du 15 au 29 septembre prochain dans la Tour de Sault, à Bayonne, au Pays Basque, dans le cadre de l'exposition collective « Superpositions ». Le lecteur averti peut s'interroger sur le sens de cette publication sur l'Observatoire du Land Art. Nous relayons l'information parce que cette exposition, commissionnée par François Loustau, présente des « interventions artistiques [qui] mélangent archéologie, travail de mémoire et regards sur le temps qui passe ». Cette citation, empruntée au communiqué de presse [1], pourrait tout à fait convenir pour décrire les pratiques de certains landartists, notamment celles de Michael Heizer, et n'est d'ailleurs pas sans évoquer l'action transatlantique 340 grammes déplacés... during Levitated Mass by Michael Heizer que Régis Perray a réalisée à la fin de l'hiver dernier. Ceux qui suivent de près le travail de Régis Perray savent déjà depuis longtemps que l'artiste français est féru d'archéologie. Ceux qui ont suivis son action, et qui ont pu à cette occasion (re)découvrir le travail de Michael Heizer, savent qu'il en est de même pour l'artiste américain. Mais les uns ou les autres ne savent peut-être pas que l'archéologie est une véritable histoire de famille, chez Heizer, une histoire de sol et de déplacement qui nous ramène aussi au Pays Basque :  
« Mon grand-père est arrivé des Pyrénées françaises dans les années 1880 — il était basque — et a d'abord émigré en Idaho comme berger. Un jour, on lui a proposé de prendre en charge un troupeau d'environ 2 000 têtes à Carson City. Il ne parlait pas un mot d'anglais. Il m'a dit qu'on lui avait donné un âne et une tente, et quand un ours a tué l'âne, dont il avait besoin pour porter la tente, il a dû abandonner celle-ci. En contrepartie, il a eu 400 moutons, et il s'est installé à Ely, au nord d'ici [2], où il y a une communauté basque, une sorte de sous-culture » [3].

OBSART
11 septembre 2012

[1] Source: http://superpositions-bayonne.blogspot.fr/
[2] c'est-à-dire à Garden Valley, dans le Nevada, où Michael Heizer est en train de bâtir sa City depuis 1972.
[3] Cf. Micheal Kimmelman, Art's Last, Lonely Cowboy, The New York Time, 6 février 2005, p. 9 (traduction OBSART, lire l'article original). Michael Heizer parle ici de son grand-père Ott Fleming Heizer, berger rapidement converti à l’ingénierie minière. Il est également le fils de Robert Fleming Heizer, archéologue et anthropologue internationalement reconnu pour ses travaux sur les sites préhistoriques du désert du Great Basin, ainsi que « ses études pionnières les premiers habitants des Amériques » (source, uniquement en anglais)

Lire aussi
340 t - 340 g déplacés (le temps à l’œuvre)

__________________________________________________________
Art + Archeology (2003-1880)
Régis Perray - Ott, Robert and Michael Heizer

Régis Perray is still on the road. On the occasion of the European Heritage Days, he rides one of his hobby-horses, namely the question of the relationship between contemporary art and archeology. From next September 15 to 29, the artist will be featured at Tour de Sault in Bayonne, Basque Country, as part of the group show “Superpositions” [translate: “Overlays”]. Informed reader may wonder about the meaning of this post on Observatoire du Land Art. We just pass on information because this exhibition curated by François Loustau examines “artistic interventions [that] combine archeology, memory work and looks at the passing of time”. This quotation taken from the press release [1] may be quite suitable for describing some landartists' practices, notably those of Michael Heizer, and, for that matter, is not unlike the transatlantic action 340 grams displaced... during Levitated Mass by Michael Heizer performed by Régis Perray at the end of last winter. Those who closely monitor Régis Perray's work already know for a long time that the French artist is an archeology buff. Those who have followed his action, and had the opportunity to (re)discover Michael Heizer's work, know that it is the same for the American artist. But both of them perhaps does not know that archeology is a true story of family, for Heizer, a story of soil and moving that also lead us back to Basque Country:
“My grandfather came from the French Pyrenees in the 1880's -- he was Basque -- and at first he emigrated to Idaho as a sheepherder. At some point he was asked to take a herd of about 2,000 to Carson City. He didn't speak a word of English. He told me he had been given a burro and a tent, and when a bear killed the burro, which he needed to carry the tent, he had to leave the tent behind. In return he got 400 sheep, and he settled in Ely, north of here [2], where there was a Basque community, a kind of subculture” [3].


OBSART
September 11, 2012

[1] Source: http://superpositions-bayonne.blogspot.fr/
[2] That is to say Garden Valley, Nevada, where Michael Heizer builds his City since 1972.
[3] in Micheal Kimmelman, Art's Last, Lonely Cowboy, The New York Time, February 6, 2005, p. 9 (source). Michael Heizer speaks about Ott Fleming Heizer, his grandfather, a shepherder rapidly converted to mining engineering. He is also the son of Robert Fleming Heizer, an archaeologist and anthropologist recognized internationally for his work on prehistoric sites in the Great Basin Desert, as well as his “pioneering studies of early cultures in the Americas” (source).

Read also:

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire